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Débat sur la loi du 23 février 2005 : le rôle de l’ancien empire colonial français a-t-il été positif ?

 
Date : 30 novembre 2005

La réaction tardive des députés socialistes, réveillés de leur sommeil profond, aura été vaine. Neuf mois après ( !) , ils avaient proposé d’abroger le fameux article 4 de la loi du 23 février 2005 (voir le texte complet en ligne) portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés qui vise à réhabiliter le passé colonial français et selon laquelle :

" Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. "

Si la deuxième partie de la phrase n’avait pas été contestée, la première partie avait suscité la colère des historiens estimant que ce n’est pas aux politiciens d’écrire l’histoire.

Ainsi, par 183 votes contre 94, les députés ont refusé le 29 novembre d’examiner l’article 4 de cette loi qui reste donc toujours en vigueur.

Dans le contexte actuel de crise d’une République française post-coloniale qui assume mal son identitée multiculturelle, quel jugement doit-on porter sur le passé colonial de la France ?

Comment peut-on oublier les nombreux crimes contre l’humanité commis par la République coloniale française et tout le sang versé pour la France et par la France ?

Travail forcé dans les années 1920 pour la construction du Congo-Océan, le chemin de fer reliant Brazzaville à Pointe-Noire, massacre de Sétif en Algérie en 1945, répression sanguinaire de l’insurrection des anciens combattants de 14-18 malgaches en 1947 à Madagascar..., les exemples d’horreurs ne manquent malheureusement pas... ( cf Calendrier des crimes de la France d’Outre Mer édité à l’Esprit Frappeur en septembre 2001).

Sans être responsables directement des crimes du passé, les Français ne doivent-ils pas accepter de voir la vérité en face au-delà des clivages politiques afin de tout simplement réconcilier les Francophones et faire souffler un vent de paix sur une certaine République malade de refuser la réalité de son métissage et de son histoire ?

Rédaction de l’AFI